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: Enquête sur les haïtiens déportés en chiffres (2025)

Haïti - Social : Enquête sur les haïtiens déportés en chiffres (2025)

retours forcés (déportations) des haïtiens au pays représentent l’une des principales crises migratoires que connaît Haïti. Ce phénomène s’est considérablement intensifié en 2025, avec plus de 270,000 personnes déportées.

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Groupe de travail Protection des Migrants ont collaboré avec d’autres partenaires, notamment l’Office National pour la Migration et le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés pour élaborer cette fiche d’informations afin de mettre en lumière les principales tendances des déportations en 2025. Cette fiche présente les principaux résultats des collectes réalisées tout au long de l’année 2025.

Résumé en chiffres :
Principaux pays de déportation :
Le nombre de déportations a atteint 270,214 personnes, soit une augmentation de 36% par rapport à 2024. La République Dominicaine est à l’origine de 98% des déportations (265,215 personnes). Viennent ensuite les Îles Turques-et-Caïques (2,935, 1%), les États-Unis (1,159 moins de 1%), les Bahamas (756 moins de 1%) et la Jamaïque (147 moins de 1%).

Répartition par genre :
Si les hommes adultes expulsés restent majoritaires (66%), une augmentation significative des déportations touche les autres groupes, comparé à 2024 et aux années précédentes. Les chiffres ont ainsi bondi de 92% pour les femmes adultes entre 2024 et 2025, 152% pour les filles et 133% pour les garçons, contre une hausse de 16% pour les hommes adultes.

Rotation des troupes
guatémaltèques


Rotation des troupes guatémaltèques


Haïti - Sécurité : Rotation des troupes guatémaltèques

Le Guatemala demeure un partenaire constant des efforts de stabilisation sécuritaire en Haïti, qui a démontré un engagement précoce et concret. En janvier 2025, le Guatemala a déployé 150 hommes, dont des policiers militaires spécialisés, afin de renforcer les opérations de la mission internationale aux côtés des contingents du Kenya, du Salvador, de la Jamaïque et de la Royal Bahamas Defence Force.

Contrairement aux autres troupes, le contingent guatémaltèque a initialement été chargé de la protection des infrastructures. Ses fonctions comprenaient également la sécurité du Quartier Général de la mission, la protection des personnalités et le soutien à la population civile, entre autres.

Au-delà des chiffres, la contribution du Guatemala a symbolisé une solidarité régionale significative. Elle a reflété la volonté de l’Amérique centrale de se tenir aux côtés de la Caraïbe face à des défis sécuritaires complexes nécessitant une action collective et une responsabilité partagée.

Dans le cadre de la montée en puissance vers la pleine capacité opérationnelle, les pays contributeurs poursuivent des rotations structurées de leur personnel. Ces rotations garantissent l’efficacité continue, la continuité opérationnelle et une énergie renouvelée au sein de la force.

Les 14 et 16 février 2026, le Guatemala a procédé à la rotation de ses troupes, déployant de nouvelles unités spécialisées de police militaire sur le théâtre des opérations. La passation de drapeau s’est tenue sur le tarmac de l’aéroport International Toussaint Louverture en présence du Chef d’État-major des armées, José Giovani